Empreintes de nos pas ...

le temps qui passe

Un ami m'a donné une idée.
Il a écrit un poème.
Faites de même, laissez une trace de nos sorties,
Quelques mots, une phrase ou deux, trois paroles de chansons, une histoire drôle, un parfum de fleur, le vol d'un papillon…

Commentaires

1. Le 30/08/2006, 14:08 par le poète masqué

Pic de Pan
Voici le pic de Pan dressé comme un phallus,
Tandis qu'au loin, Marsous, entonne l'Angélus.
Ami, franchis le col de ce beau monticule,
Avance, avec prudence, et jamais ne recule.
Si tu grimpes debout, et plutôt fièrement,
Tu descendras le pic, sur la fesse, humblement.
Va, cours vers le sommet chercher la récompense
Que le dieu de ces lieux au visiteur dispense :
Un état enivrant, quelque satyriasis,
Et crois moi, c'est meilleur qu'un mauvais psoriasis.

Jean-Jacques
2. Le 03/09/2006, 16:31 par Max

Le mardi

Je me suis levé tôt.
le sac pèse sur le dos.
En route vers les cimes,
Les falaises, les abîmes.

Devant moi le chemin
Et la brume du matin.
Le vent léger est frais.
ça commence à grimper.

Le soleil vire là-haut.
Il va faire très chaud.
De la crème pour la peau,
Pour la tête, un chapeau.

Des lunettes sur les yeux,
Le regard dans le bleu,
Dans le ciel un vautour
Tourne et fait des tours.

Devant, quelqu'un fredonne
Un vieil air qu'on entonne.
Quelque émotion d'antan
Qu'on partage un instant.

Mais voilà, on y est.
c'est la difficulté.
le col, le débouché,
l'étape de la journée.

Le pas se raccourcit.
Le pouls s'intensifie.
Le regard embué,
S'appuie sur le sentier.

Concentré par l'effort.
Un pas, un autre encore.
Les derniers mètres gagnés.
Le vent frais du sommet.

Et là, le sac posé,
On regarde, enivré.
On en prend plein les yeux,
Du gris, du vert, du bleu.

Des crêtes, des pics, des monts,
Dont on égrène les noms.
Spectacle confidentiel,
Figé et irréel.

Les vagues immobiles,
Semblent cacher des îles.
Rivages à découvrir.
Rêves à assouvir.

Pêle-mêle, entassés,
c'est la pause déjeuner.
Des rires, des bavardages,
Des gâteaux, des breuvages.

Le sac est plus léger.
La bouteille est vidée.
Il est temps de rentrer.
On repart, décidés.

Devant moi, la descente.
Toujours raide la pente.
j'ai un peu mal aux pieds.
Je resserre mes lacets.

Enfin voilà l'auto,
Il doit y faire chaud.
Devant le coffre ouvert
Je range mes affaires.

Un verre chez Maryse,
Et c'est l'heure de la bise
Et des poignées de main.
Bye, à mardi prochain.
 

Roger

3. Le 05/09/2006, 20:33 par joraipahosé

Nous nous sommes levés très tôt, pas de brume matinale, le vent n'était pas frais et même pas léger...Nous avons bien grimpé. Mais pour nous consoler.. le spectacle nous a fascinés.

Josette
4. Le 06/09/2006, 16:11 par Fe2O3

Les couleurs

Le blanc m’a nommé homme de couleur,
Comme les lacs des Pyrénées Bleu, Noir, Blanc.
Mais toi homme blanc,
A la vue du mont, tu palis,
A la montée tu rougis,
Devant la falaise à gravir, tu verdis,
Le midi avec le rosé, tu deviens gris,
Après une chute, tu bleuis,
Et sous le soleil, tu bronzes.
Qui de nous deux est l’homme de couleur ?

Black Jack

Michel hop hop hop
5. Le 07/09/2006, 01:16 par Fe2O3

Histoire d’O

O combien
De souffrance ont-ils enduré
Sur le chemin de randonnée
Les Tarbais

O combien
De joie ont-ils éprouvé
Devant tant de beauté
A leur arrivée

Face aux cascades et lacs d’
O redon
O mar
O bert

Mais O combien
Plus romantiques que lascives
De l’UTL sont nos âmes vives
Au bord de leurs rives

Tu vois Pauline, Pyrène a aussi ses histoires d’eaux

Re hop hop hop
6. Le 30/09/2006, 09:09 par Elle ose pas, je le fais! Na,Na!

-On ne dit pas : Hélène Segara, mais Hélène s'est perdue !
- On ne dit pas mon corridor, mais mon corps se repose.
-On ne dit pas c'est l'Amazone, mais c'est là que j'habite.
- On ne dit pas "Le Massif Central" mais "Le gros du milieu"
- On ne dit pas la maîtresse d'école, mais l'institutrice prend l'avion.
( à suivre)

?? langue au chat !
7. Le 10/06/2012, 19:00 par marie-Claude B

En attendant celle du 19 voici en quelques mots une histoire de C..

Après trois essais ratés
Le quatrième fut transformé
Le mardi 5, la fenête ensoleillée,
Cette fois on va se le faire c'est décidé!

Il nous attendait impassible et verdoyant
Nous nous fîmes tout petits en le voyant
C'est par surprise que nous l'aurons
A pas rapides ou à pas longs.

Nous avons eu de durs moments,
De l'ombre au soleil de ses rayons dardant
Mais nous lui avons tous écrasé la tête
De toute la force qu'il restait dans nos gambettes.

En repartant on lui a dit:" Mon Cuq,
Tu vois on t'a bien eu par le crémail!
Peut être t'a-t-on surpris espèce de trouduc
Nous en sommes tous fiers et de plaisir on baille!"
MCB

8. Le 12/06/2012, 13:36 par A. Nonime

R oger chargé du sac à dos
A enfilé ses godillots.
N on, vrai, le temps n'est pas très beau !
D ernier regard avant l'assaut :
O ù donc se cache ce rigolo ?

C omme de bons petits soldats,
O ù Roger dit d'aller, on va,
O sant narguer le froid,le chaud.
L e tout est d'arriver en haut !

Moralité : RANDO...COOL ?

9. Le 16/06/2012, 18:24 par MCB

Le Lion dort

Cette fois la tactique est changée,
Au mardi pluvieux le jeudi est choisi,
Le groupe de sept à onze fut porté,
Le pic du Lion doit être gravi.
Passées les cabanes qui abritent randonneurs coquins,
Le tapis vert de la montée adoucit nos pas sereins,
Au détour du chemin on voit ébahis, le lac de Bareilles
Faire miroiter ses eaux de mille merveilles.
Il est là, plus haut, au sommet de la crête,
Endormi, attention ! il ne faut pas réveiller la bête,
La tête enfouie dans ses pattes velues,
Comme un gros matou paressant et repus.
Il nous prête son flanc
Pour nos agapes du mi-temps
Nous protège du vent
Sans broncher ni rugir bruyamment
Nous repartons tout en douceur,
Laissant le fauve dans ses torpeurs,
En descendant, la « Pierre Levée »
Nous remercie de ne l’avoir pas réveillé….



10. Le 17/06/2012, 10:02 par F.serre F

pour les curieux s'agissant des pierres du Col de Pierrefite, voici ce que j'ai trouvé:
"Nous passons au port de Pierrefite (col de Peyrefitte sur le panneau), où nous observons un superbe menhir érigé au centre d'un cromlech.
A la fin du XIXème siècle, Sacaze signalait: "à l'intérieur d'un cromlech de 4 mètres de diamètre est circonscrit un second de 2 m de diamètre entourant le menhir". En fait, on ne voit aujourd'hui qu'un seul cromlech autour du menhir.
Ce menhir, est un bloc de calcaire, qui, si on en juge sa nature géologique, provient des environs de Saint-Béat. Ceux qui l'ont édifié l'ont donc transporté sur une distance de 20 km. Sa silhouette évoque de toute évidence un phallus. Jusque vers 1950, les filles de la vallée, en quête d'un amoureux ou les femmes en mal d'enfant allaient l'embrasser et chantaient une chanson pour obtenir un bel héritier.
Ce menhir a été victime d'une pelleteuse de la DDE en 1982 pendant l'aménagement d'une aire de stationnement. Il est resté couché sur la pente herbeuse jusqu'à ce que les villageois de Bourg d'Oueil, désolés de ne plus l'apercevoir en haut du col, décident de le remettre en place. Renseignements collectés sur le site "Mégalithes du monde".

11. Le 19/06/2012, 19:17 par MCB

Après cette journée qui ,bien que pluvieuse, nous a réservé des temps forts et chaleureux , voici le petit texte que je vous ai lu. J'ai réparé une omission bien involontaire, et je prie ceux qui ne se retrouveraient pas dans cette aventure, de bien vouloir m'excuser je ne les ai pas oubliés mais ils ne devaient pas être là ce jour là.....

RANDO COOL
Ou rimes en ouilles

Nous avions pourtant tous lu sa bafouille
Roger avait dit « Aujourd’hui à l’assaut d’ANI ! et que ça grouille ! »
Sur le lieu de rendez-vous, Annie est morte de trouille
En voyant le regard brillant de ces messieurs prêts pour la vadrouille.
Pas de temps à perdre dit Jean-Claude, ce n’est pas le moment qu’on glandouille.
En effet, arrivés au pied du Pic, le soleil inondait déjà le ciel de rouille.
En mettant ses chaussures, Claude faisait une drôle de bouille.
Anne- Marie et Jeannine, prenaient leurs précautions dans les branchouilles.
Le groupe s’ébranla et pour qu’on la repère Maurine avait mis son béret citrouille.
Jean vérifie le chemin sur la carte pour ne pas qu’il y ait d’embrouille.
Alex ,lui, se réserve au cas où ça partirait en panouille.
Et François , gai comme un pinson, bavard comme une pie, la marche verrouille.
En chemin Robert court ,saute , s’allonge, s’agenouille
Immortalisant de ses clichés le plus bel éclat de la fleur de fenouil.
La « Grande Odile » qui en la matière n’est pas une nouille
Nous fait aussi rêver avec le reflet argenté de la bave de cagouille.
Ça continue à grimper, Jean-Jacques pense à son portail, il me faut de l’antirouille…
Adrien lui conseille de refaire les gongs qui brandouillent,
Edwige et Maïté parlent de cuisine, il faut surtout que ça bouille !
José prend l’air dégagé : n’oublie pas aussi qu’on touille.
Jean-François, rêveur autant que masseur, a entendu une grenouille.
Tout à coup ! Plus de Josette ! Qu’est- ce qu’elle bidouille ?
Elle a du s’arrêter à la grange discuter avec le pedzouille !
C’est la panique ! Roger et François partent en patrouille
Au bout d’une heure , on la retrouve, elle nous raconte que des carabistouilles
Tout cela a failli tourner en quenouille
Et Josette s’est pris une sacrée ratatouille.
Ça grimpait toujours, Pierrette ronchonnait, j’ai l’estomac qui grouille !
Tandis que son Jean acquiesçait en pensant à ses tranches d’andouille.
Marie-Rose éreintée, soufflait : j’ai un genou qui me chatouille !
Arrivés au sommet chacun sortit sa tambouille,
Huguette vérifie qu’elle a bien pris son sandwich au pain de cabouille,
Le deuxième Jean-Jacques débouche le rosé qu’il sort de sa fouille,
Janine parle de ses impôts : elle s’est pris une douille !!!
Babeth, fatiguée et repue, s’allonge pour une sieste non fripouille.
Josette aux cheveux rouge- couchant, fait passer ses gaufrettes : que chacun se dépatouille !
Claudette toujours guillerette voit une araignée et l’écrabouille !
Michel , de sa flasque de coca, distille sa bistouille,
Et chacun tend son verre au risque de passer pour des arsouilles !
Michelle est loin de nous, ses yeux se mouillent,
Pourtant Henri l’enveloppe de son halo que rien ne souille.
Puis c’est la descente, Roger fait semblant d’hésiter et bafouille,
On prend le chemin à flanc de névé ou celui plein de gadouille ?
La mine d’Henriette aux mollets découverts, devient grisouille,
Elise trouve qu’on n’en finit pas de descendre et bredouille :
Mais la carte ? Elle dit quoi ? Qui a mis toutes ces scribouilles ?
Emilienne, inquiète, dit que ce n’est pas le moment de chercher des pouilles.
La sage Françoise approuve : je vous l’avais dit ça cafouille !
Quant aux deux Michelle , elles se regardent complices et se trouvent niquedouilles.
On remonte. Ah non! râle Marie-Claude, on avait dit qu’on ne remontait pas, ça me fout la gratouille !
Tout le monde y va les croquenots plein de barbouille
Enfin on reconnait le cerf de ce matin à sa dépouille
Paulette dit : voilà ! c’est Roger qui avait raison ! ouille , ouille, ouille !
Soulagée, Yolande pense au même Roger et ses papouilles,
Quant à ses pantalons : faudra mettre une pattemouille.
De retour aux voitures, on entend le bruit des godillots qu’on tapouille
Des poches et des sacs qu’on tripatouille
Robert torse nu se débarbouille
Tout le monde est fourbu, moulu, aujourd’hui la rando a été vraiment casse-cool !!
Mais on aime ça ! on en reveut, et on se congratouille
Quoi ? il vous manque une rime en ouille ?
N’ayez pas mauvais esprit ! Il ne m’en reste plus ou alors je ne vois vraiment pas !!

Marie-Claude .
juin 2012

12. Le 11/08/2012, 17:50 par MCB

Villages Toys …..De Luz à Barèges par la croix de St Justin

Au début ce n’était pas le calvaire,
La montée annoncée à six cents mètres
Laissait espérer ombrages champêtres,
Mais Marie-Rose , en parlant des vieux, fit une chute sévère .

Sans contrecoup de Perdrigeon , elle en subit le contre coup,
N’ écoutant que son courage, elle suivit les amis
Qui gravissaient les contreforts du château Ste Marie.
Le chemin se fit incertain , le demi -tour s’imposa d’un coup.

Des rives du Bastan, impétueux torrent,
Aux villages perchés qui s’égrenaient
Viella, Viey, Sers, accueillaient
Ces pèlerins de fortune envahissant l’église St Vincent.

La croix était toujours très haut
St Justin fier comme un toy , nous défiait
Têtu, un peu bourru mais très beau,
Chacun devait gagner sa croix, Marie-Rose peinait.

Au sommet, après quelques suées
Le ricard nous avions bien mérité !
Marie-Rose était plus que ravie
Elle avait gagné sa sieste après l’eau de vie.
MCB

13. Le 27/09/2012, 18:42 par Marie Claude B

Pyrénéens dans les Alpilles


Partis dès l’aube pour une brève escapade
Aux odeurs de lavande, vers le pays de la manade
Trente- trois Pyrénéens finissaient leur nuit dans le ronron
Qui les menait à vive allure au royaume des Santons.
Au bout du voyage, ils partagèrent, premier délice
Le pique-nique plantureux, les pieds dans le Gardon
Chacun distribuant ses spécialités pleines d’épices
Et le rosé qui dans les gobelets frétillait comme un gardon
En longeant le cours d’eau du même nom
A travers, mas, oliviers et vignes de renom
Le majestueux Pont du Gard saisit le randonneur
Ebloui par les arcs aux reflets de sable doré où le couchant se meurt.
Il manquait juste le petit lutin malin,
Qui aurait dit « j’y crois pas !! ils sont fous ces Romains ! »
Après une nuit réparatrice dans les Fenouillères
La troupe innocente reprit la route des garrigues
Au milieu du thym, romarin et plantes odorifères,
Passa hardiment la « cheminée » avec terreur, mais pas pour des figues !
La récompense n’en fût pas moins méritée
Transportés dans les lumières de Van Gogh et Gauguin,
Puis à l’assaut du castel des Baux avec cuirasses et épées
Les marcheurs épuisés ont fait le détour par la cave à vin.
Nous n’oublierons pas ces moments chauds dans les Alpilles
Les marches arrière du chauffeur zélé dans le chas d’une aiguille,
Les taureaux noirs et les chevaux blancs qui dans la Camargue s’éparpillent
Et le retour tard le soir…. Dodo, camomille…..
M C B

14. Le 16/10/2012, 19:32 par MCB

Haiku : forme poétique d’origine japonaise.
Petit poème très bref visant à dire l’évanescence des choses
Inspiration du lac d’Arou


Montagne poudrée
Fougères roussies
Palombes voyageuses.

MCB

15. Le 18/10/2012, 20:30 par rogerm

MCB, pour ne pas te laisser toute seule,
voici 2 haïku, je n'arrive pas à choisir :

Petit lac d’Arou,
l’homme sourd sur sa branche, contemple
ton écrin d’eau vidé

Petit lac d’Arou
L’eau a quitté ton écrin
goûte à mon chagrin

Max

16. Le 04/01/2013, 18:21 par MCB

Impressions d’hiver
L’Astre perce au ras des cimes.
Le pas du randonneur chaussé de ski nordique ou de gros godillots ,
Marque sa première empreinte sur la neige immaculée et virginale du matin cristallin.
Chaque pas porte sa marque, première initiale du passage humain,
Contrastant avec la trace légère d’un chevreuil ou plus délicate d’une corneille en quête de quelque nourriture
Ou celle du mulot passé en sous- marin laissant un tunnel ondulant de ouate blanche.
Juste le son du crissement doux de la semelle sur les cristaux transparents étouffé par l’épaisseur cotonneuse.
Puis derrière, les autres pas s’emboîtent dans le tracé transformant la prime empreinte
En une multitude de traces moutonneuses
Et les voix, toutes ces voix gaies ,joyeuses, de se retrouver, voix graves et plus aigües mêlées,
Abondantes, incessantes, enivrantes, pluies et averses de mots…
Les séparations, aussi brèves soient –elles rendent les retrouvailles encore plus bavardes.
Le rêveur, le poète, le photographe, s’extasie devant le jeu des cirrus qui, poussés par un vent d’Est
Forment un océan agité force 8, aux vagues d’écume chevauchant les cimes qui à l'image des cieux
Laissent échapper un halo de neige poudrée soulevé par le vent et irisé par le soleil.
Tout n’est que mouvement, formation, transformation, passage d’un état à un autre et disparition
Pour recommencer encore, provoquant l’émerveillement toujours renouvelé.
Les agapes dans les ruines d’un courtaou où l’empreinte humaine ancienne, se mêle,
Se révèle à travers les histoires drôles, les gorgées de vin d’or ou de sang et les rires joyeux.
Premiers, pas montagnards, de 2013, neige nouvelle,
Oiseaux comme nuages, à tire d’aile
Impressions toujours nouvelles,
La vie est belle !
MCB

17. Le 24/01/2013, 13:29 par MCB

Les courageux du vingt deux

Entre deux journées de pluie et neige
La fenêtre favorable du vingt deux
Attira, malgré les gelées sévères quelques courageux.
Après quelques foulées vigoureuses
Les flancs des vallons de Gerde s’étaient vêtus de blanc.
Nos pas crissaient sur la glace joyeusement.
Les frimousses encapuchonnées resplendissaient radieuses.
Au loin la plaine s’étalait couleur outremer tel un Océan
Où morènes poudrées moutonnaient en ondulant.
De l’autre côté le ciel s’était paré de turquoise,
Rivalisant d’éclat marin, avec le bleu ardoise.
La brise avait soufflé sur la neige en mille facettes,
Chapeaux de champignons fragiles et veloutés,
Dissimulant dans des niches, blottis, des écrins bleutés.
Visions magiques de ces splendeurs muettes.
Impressions d’unions des mers et des montagnes
Gratifiant les marcheurs qui battent la campagne.
Marie-Claude
22 janvier 2013

18. Le 30/04/2013, 14:47 par MCB

LES CAPRICES DE RÂ
Ah ! mon RÂ, soleil- dieu
Que n’es-tu sous nos cieux
Quelque peu plus Râdieux
Plus prompt à paraître à nos yeux !
Râ par ton manque de Râpidité
La Rândo du mardi, tu nous fis Râter
Nous dûmes repartir sous nos couettes Râmollies
Et mettre nos ardeurs au Râlenti
Soudain tes Râyons ,Râ, nous Râillent
Alors surgissent des cris de Râge
De dépit, tout le monde Râle,
Un peu las de tes caprices Râvageurs
Nous te sommons d’être moins Râilleur
Te Râppellant à la Râison
Le Rândonneur oublierâ sa Râncoeur
Rânimé,Râgaillardi, Râsséréné, et Râvi.
MCB 30/4/2013
Râppel : les fautes sont bien sûr volontaires.

19. Le 06/10/2013, 18:40 par MCB

ARIZES
Aux flancs du Pic du Midi, le val d’Arizes
S’étire en gras pâturages herbeux
Où paissent en estives, vaches rousses et moutons bleus.
La colonne des randonneurs temporise,
Au bout du sentier rocailleux s’immobilise
Dans le creux du lac ridé par la douce brise.
Récompense sublime, pics et vallées s’électrisent
Leurs éclats d’argent et de velours hypnotisent.
Plus bas le marcheur retrouve la cabane d’Arizes
Où paissent en estives , vaches rousses et moutons bleus,
Dans le creux du val qui s’étire en pâturages herbeux.
Sonates de cloches exquises, douceurs qui s’éternisent.
MCB

20. Le 05/11/2013, 18:21 par MCB

Les maximes de Max
Qu’il fasse beau ou gris l’esprit de Max fourmille
Attentif et vigilant voici les maximes qu’il distille.
Ce n’est pas parce que l’on part tôt que l’on rentre tard,
Et vice versa.
Si la cime te semble loin, elle est plus près que tu ne penses
Et vice versa.
Si la montée te parait raide, elle s’adoucira à la descente,
Et vice versa.
Ce qui était mou jeune, durcit avec l’âge,
Et vice versa.
Si tu regardes tes pieds en montant
N’oublies pas de le faire aussi en descendant
Et vice versa
Même si la pierre est moussue
Ton pied peut rouler dessus
Et vice versa.
Si tu te lèves tôt sous la pluie
Tu mangeras la tête au sec à midi
Et vice versa.
Si tu bavardes comme une pie de bon matin,
Penses à humecter ton gosier en chemin
Et vice versa.
Si les vautours tournent au- dessus de toi,
Rattrape le groupe et presse le pas
Et vice versa.
L’important n’est pas plus le but à atteindre
Que le nombre de petits pas qui y mènent.

MCB

21. Le 12/01/2014, 23:35 par MCB

Le rocher de la Boup

Après les congratulations de rigueur,
Entourant la nouvelle année de bonheur,
Les véhicules s’ébranlèrent doucement
Conscients qu’il y aurait des atermoiements.

Josette n’avait pas pris son pain,
Il fallut s’arrêter en chemin.
La route étroite et sinueuse nous mena à l’abreuvoir
Où chacun mit guêtres et chaussures pour se mieux mouvoir.

La montée se fit douce par le Trémou
Les pas foulaient un sol jonché d’un tapis roux.
Josette s’égara par des sentiers de traverse
Elle réapparut en contrebas presque en sens inverse.

De loin, Betty nous fit de l’œil en rajustant ses boucles brunes,
Celle que le bigourdan nomme familièrement la Boup
Faisait onduler ses monts arrondis comme une pleine lune.
On prit la collation de midi dans le creux de son cou.

Les plus impétueux voulurent grimper sur sa tête,
L’escalade fut rude, mais du haut, personne n’en perdit une miette.
La pin-up rajusta sa robe et sa coiffure
Tandis que la descente se faisait à sage allure.


Première sortie de l’année nous sommes encore émerveillés
Boup boup pidou ! résonne encore au fond de nous avec gaité

Marie-Claude

22. Le 25/03/2014, 15:25 par MCB

La révolte des chaussures

Elles en avaient pourtant vu de toutes les couleurs, dessus et dessous leurs semelles.
Les neuves, bien crantées, le cuir bien tanné, l’œillet arrogant, toisaient leurs petites copines plus râpées, la semelle plus lisse mais non moins vaillantes. Hormis ces mesquineries de filles, elles avaient toutes le même courage pour hisser le montagnard au sommet des crêtes, traversant ruisseaux, marécages et rocs acérés ayant raison souvent de leurs belles apparences qu’elles ne manquaient pas d’arborer à chaque départ.
La contestation se mit à gronder lors d’une assemblée de chaussures. Les heureux randonneurs ne s’aperçurent de rien , trop occupés à tester le dernier vin et les délices salés ou sucrés apportés par les uns et les autres.
Deux d’entre elles protestèrent plus fort que les autres au point de menacer de ne plus sortir par temps de pluie ou de neige, tant elles étaient lasses de se faire rincer et brosser dans tous les sens à chaque retour.
C’est donc ce qu’elles firent ce jour, après avoir consulté une météo qui pour une fois était conforme aux prévisions !
« Allo chaussures » fonctionna immédiatement sur le réseau « Face Shoes » ce fût la rébellion, elles restèrent toutes collées au râtelier.
Si bien que les plus courageux des randonneurs ne purent faire un pas, bloqués sur place et dépités par tant de détermination. Ceux-ci promirent donc dans le cadre des négociations de leur prodiguer plus d’attentions en ne les exposant pas aux pires conditions météorologiques, voire en instituant une alternance pour alléger les cadences..
Apaisées, les chaussures de montagne acceptèrent les compromis et se déclarèrent prêtes à escalader à nouveau Monts et Vaux.
Marie-Claude

23. Le 02/04/2014, 18:50 par Max

Pardon, c'était le 1er avril !

C'est quand on devient presbyte qu'on voit pubien
La religion, c'est aussi évident que dieu et dieu font quatre
Quand on dit Eurêka ! On cryogénie
Quand le schizophrène, ça ralentit
Qui a un parachute doré se prépare à un atterrissage de fortune
Un discours de dame pipi donne souvent un récit pissé.
Les mots rendent les cris vains
La bourrée auvergnate n'est pas une pochtronne du massif central !
Une chèvre diplomate n'est pas un bouc émissaire
Ne pas confondre sexe débridé et mœurs asiatiques
Les Abyssins ne sont pas les vêtements du pape
Une personne qui n'assume pas le fait d'aimer les deux sexes est un Bi qui nie.
Une femme qui se dérobe ne se déshabille pas forcément
Mieux vaut un papa au rhum qu'un gâteux sec !
Le lion et la lionne sont félins pour l'autre.
Tous les déménageurs le savent :
il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos !
Vendetta n'est pas une flatulence présidentielle
Si elle tombe à l'eau, la corbeille a pas pieds
Pas de chauve à Ajaccio ! Mais à Calvi si !
L'attribut du sujet n'est pas toujours le sexe du serviteur
Mieux vaut une allumette intelligente qu'un sot briquet
Un air coquin n'est pas un vent tripotant
On ne dit pas le tout petit poivrot mais l'ivre de poche
On ne dit pas Amadeus est ici mais Mozzarella
On ne dit pas verre solitaire mais monocle !
Une bonne cuite vaut mieux qu'une servante crue
Une Biroute n'est pas une route à deux voies
Donner c'est donné, repeindre ses volets
Qui mange un chien Chie houa houa.
La varice est une maladie du bas de l'aine.
Un menuisier a déposé une plinthe au parquet
Si les tôles ondulées, les vaches aussi !
Ne donnez jamais de Bol aux niaises !
En lisant ces phrases,
je ne sais pas si ça vous fait la même chose, mais moi,
plus je réfléchis moins fort, moins je comprends plus vite.

24. Le 10/05/2014, 23:58 par MCB

OMBRE et LUMIERE

Au petit matin, les nuages étaient plus nombreux que les randonneurs.
La pluie annoncée dans une vallée devait nous épargner dans l’autre.
Le soleil faisait quelques sorties timides, éclairant les roches de tons violets et les feuilles d’un nuancier de verts.
Les granges bergères, devenues demeures princières, s’éparpillaient dans les vallons, accrochées aux à pics herbeux.
Le sommet hardiment gagné, jonché des fleurs blanches et délicates de l’ail des ours, embaumait sous le pas lourd des marcheurs.
Vision à 360 degrés sur les pics, cols et soums connus et reconnus par le jeu des devinettes…
Avant la descente périlleuse et humide, quelques chansonnettes égayèrent les hauteurs du pic de Labassère.
Le pied léger et les jambes lourdes rappelaient plus tard le souvenir d’une belle journée.

Marie-Claude B

G P S

Au loin le Grand Pic Scintille
Gris argenté Poli par le Soleil.
Les Grimpeurs Préparent leur Sortie,
Guêtres, Parka Sac à dos
Génépi, Pain et Saucisson.
Pour Garder le cap, faire le Point, le chef a un Secret.
Il sort de temps en temps de sa Gibecière une boite couleur Poivre qui distille des Sornettes.
Gadget Pour Sénile ? Non.
Guide de Piste vers les Sommets !
Merci Monsieur G.P.S.
Marie-Claude B

25. Le 28/05/2014, 14:36 par MCB

Sortie du 20 mai

DOUX LIT
Le ciel hésitait entre rire et larmes
Le pas des humains avançait lourd sans vacarme,
Nous revivions ce jour une tranche d’histoire
Conscients du vécu des lieux rappelé à notre mémoire
Par la passion de notre Historien montagnard
Qui ponctuait nos ascensions courageuses
De récits vivants et colorés du temps des maquisards.
Les cimes s’emmitouflaient d’écharpes brumeuses
Semblables à celles qui avaient troublé l’Halifax,
Au point de le détourner de son axe.
Au fond de la clairière ils sont là, endormis
Sous leur pierre blanche ; à peine vingt ans de vie !
La pente verte et douce du DOULY
Témoigne de ce drame subit.
Quelques bouts de carcasse rouillés,
Fleurs desséchées, sept tombes alignées.
Les vivants émus reprennent leurs bâtons,
Le pas plus pesant nous nous hâtons,
Vers cette vie libre douloureusement gagnée
Par ces pauvres innocents qui n’avaient rien demandé.
Marie-Claude.

26. Le 01/07/2014, 23:04 par MCB

SORTIE TOURISTIQUE
Chaque fois il utilisait la même tactique,
Il prenait son air le plus prophétique
Et nous annonçait une bonne séance de gymnastique
Ces dames faisaient des mines pathétiques
Les messieurs soignaient leur esthétique
Mais n’en étaient pas moins sceptiques.
Puis il donnait le signal d’un geste aristocratique,
Et le train s’engageait sur le chemin chaotique.
Le paysage profilait des formes granitiques,
Parfois tout se transformait en voiles fantomatiques.
L’atmosphère diffusait ses parfums aromatiques.
Quand tout à coup la zone devint désertique,
Les indications du GPS se firent apoplectiques
Pas le moindre petit cairn même schématique !
L’instant s’alourdit d’une pesanteur dramatique.
Les pas devinrent hésitants, erratiques.
C’est ce moment qu’elles choisirent pour une attaque systématique.
Isolées ou en groupes, elles étaient pires que les moustiques,
Prenant chaque moindre repli pour viatique.
Un grand cri fusa : « Attention aux tiques ! »
Mais ce fut trop tard, elles glissaient partout, acrobatiques,
Non sans faire de choix éclectiques.
Il fallut donc ramener avec nous ces petites bêtes rustiques.
Qui s’étaient accrochées comme des vampires fantastiques.
On sortit, antibiotiques, anxiolytiques, antiseptiques,
Ainsi que l’anti-tiques antique..
Les choses prirent un tour humoristique,
Après la prise de boissons énergétiques
Les plaisanteries drolatiques agitaient les zygomatiques.
Ainsi se termina l’épopée athlétique.
Contents de retrouver nos véhicules à pneumatiques.
TIC, TAC et TIQUES. Marie-Claude B. juin2014.

Les cools en Gipuzkoa
Les alertes étaient toutes à l’orange
Les incantations psalmodiées pour que le temps change
Avaient été entendues par ND de Guadalupe,
Le soleil inondait les monts verts du Pays Basque
Enchantant les sens, le cœur et l’esprit de la troupe
Sûre d’être désormais à l’abri des bourrasques.
Cap sur la Costa Vasca à l’assaut du Jaïzkibel.
Le chemin ardu s’adoucit sur les crêtes vert pastel,
Au loin l’océan brumeux berce les voiliers blancs.
Chacun apprécie sans faire semblant,
Paysage étincelant, gourmandises salées et sucrées,
Vin blanc délicat et rosé gardé bien au frais.
Le lendemain nos vœux allaient vers St Sébastien,
Qui assura à l’atmosphère un bon maintien.
Du haut des falaises vertigineuses
Virevoltaient les mouettes crieuses.
Des coussins d’hortensias posés ça et là,
On ignorait quelle main avait mis ces éclats.
En bas les rochers brisaient la mer Cantabrique,
Qui dansait en ondulant sur la côte ibérique.
Nos pas s’arrêtent aux pieds de Sébastien transpercé de flèches,
Halte silencieuse, pourtant les gosiers se dessèchent.
Où prendre le pot salvateur ?
Sur la Concha ou plus loin sur les hauteurs ?
Le Topo nous ramena à Passaia,
Sous les balcons de bois fleuris , on se désaltéra.
Toujours pas de pluie à l’aube du troisième jour,
Ibardin et sa forêt avaient mis leurs beaux atours
Pottioks et poulains ravissaient les marcheurs,
Qui dans l’humour montraient leur bonne humeur.
Passage obligé dans les ventas espagnoles
Et retour la tête pleine de souvenirs en farandole.
MCB

27. Le 11/10/2014, 14:02 par MCB

Le coucher des marmottes

Sur les pentes vertes et roussies, voici Marmotte
Dans l ’insouciance , elle court, roule et saute,
Aux aguets sur ses pattes arrières dressée, elle sifflote,
Derrière les buissons épineux, elle chuchote,
Sur le rocher de granit ensoleillé, elle se dorlote,
Plus loin, autour d’un mâle malicieux, elle complote,
Dans la forêt elle fait ses provisions que son marmot grignote,
Mais c’est loin d’être une linotte,
Elle sait observer les feuilles qui grelottent,
Alors elle aménage son terrier comme une paillotte,
Et dès que sonne l’hiver, elle se met en pelote,
Pour dormir tout son saoul comme une marmotte.

Marie-Claude

28. Le 13/11/2014, 17:50 par MCB

Automne en haïkus au fil des jours.

Cimes enneigées
Annoncent l’aube givrée
Vol des grues en V.

Chutes de neige
Annulent la randonnée
Marcheurs dépités.

Les rayons tièdes
Caressant les nuages
Redonnent l’espoir.

Marie-Claude B

29. Le 21/11/2014, 12:13 par MCB

PRIME NEIGE
L’horizon se découpait en pics et crêtes qui scintillaient de blancheur
Sous les éclats du levant.
Un Cyrus s’étirait sur le Pic faisant apparaître et disparaître
Les flancs de son dôme ou la flèche de l’antenne.
On imaginait chercheurs et astronomes penchés à droite puis à gauche pour observer
Une trentaine de points noirs qui avançait sur le chemin gelé.
Leurs regards hésitaient entre les chaudes rondeurs des couleurs automnales
Et les étendues blanches qui s’étiraient sur les pentes.
Puis le pas a crépité sur la première neige encore gelée.
Peu à peu il devenait silencieux et s’enfonçait dans la ouate poudrée.
Tout n’était que rires et voix joyeuses autour du courtaou
Ravivé par les nostalgiques de l’art pastoral.
Première neige
Premières gouttes au nez,
Premiers doigts gelés
Premier vent frileux
Et ces premières lumières
Qui laissent les yeux éblouis
Et le cœur bien au chaud.

Marie-Claude B

Autour des Esclozes. nov 2014

30. Le 17/12/2014, 12:20 par MCB

LE RENARD ET LES MARCHEURS

La neige était tombée la veille
Tard dans la nuit Maître Goupil s'éveille.
C'est l'heure où, le monde endormi,
Goupil part chasser à pas de fourmi.
Fondue dans les tons de neige et de feuillage,
Son allure souple amplifie la splendeur de son pelage.
Le bruit des marcheurs l'a alerté
Il presse le pas pour les éviter,
Ne laissant dans la neige que la trace légère
Qui disparaît et réapparaît comme un ballet éphémère.
Au dixième lacet de la montée,
La piste à nouveau immaculée,
Laisse chacun à sa destinée.

Marie-Claude B

Le Pibeste déc 2014
31. Le 22/01/2015, 11:32 par MCB

Max protecteur , avait rassuré: GEU ,GER....

Eclats d'impressions

Montée joyeuse,
Panorama de pics blancs,
Bouffées de bien-être.

Vaches rousses de Highlands,
Nostalgiques et perdues
Dans les Pyrénées.

Neige givrée, perles
Sur les herbes ébouriffées
Crac, la flaque gelée.

Dans un havre de paix,
Un petit vent frais
Attise vivement les appétits
Goulées rouges et blanches réunies
Réchauffent et enchantent ces instants
De repos toujours mérités et réconfortants
Avant que poires et pommes distillées
Remettent tout le monde sur pieds.

Marie-Claude B.

32. Le 12/02/2015, 16:14 par Marie-Claude B

Le mal d'Eole

Après l'épisode neigeux,
Le groupe s'est retrouvé joyeux,
Vers les cîmes arrondies
Des verdoyantes Baronnies.
Roger en tête caracole,
Michel nous annonce une longue montée : on rigole,
Il est soupçonné comme souvent, de dire des fariboles.
Mais passé le village, tout va de traviole,
Sur le chemin boueux Pascal fait une cabriole,
L'attention se concentre, plus de pensées frivoles !
A nouveau tout le monde s'affole,
Là-bas derrière Michel s'est cassé la fiole,
Il ne peut plus poser le pied , ce n'est pas une babiole.
Autour de lui personne ne perd la boussole,
Françoise et Robert nos infirmiers de haut vol
Lui prodiguent leurs bons soins sans gloriole,
Le reste du groupe se désole,
Les secours arrivent ,gyrophares en banderole,
Le pompier en chef suit le protocole
Tandis que deux jeunes pompières soignent notre blessé et le cajolent,
Tous d'accord pour glorifier son courage d'une auréole.
Pendant ce temps un villageois s'efforçe d'embaumer l'air avec sa cariole,
Il faut reprendre le chemin ,sans parole.
On invoque une aide d'EOLE
Mais ce jour là c'est la pétole,
Le moral traîne et flageole,
Le diagnostic tombe : double fracture de la malléole !
Pauvre Michel ! Tous nos vœux de prompt rétablissement vers toi s'envolent.

Marie-Claude B

33. Le 15/04/2015, 19:40 par MCB

Jour d'été au printemps

La Nature a parfois des imprévus,
Les cimes enneigées s'étaient dévêtues,
Et une douce chaleur enveloppait les randonneurs.
Les violettes timides baissaient la tête de peur,
A l'approche de l'imposant objectif
Du photographe curieux et furtif.
Les talus éclataient de mille fleurs,
Dont les noms savants échappent au penseur.
Une atmosphère d'été inondait la dure montée,
Les langues déliées étaient vite assoiffées
Par chance abreuvées par les plus avisés.
A pas comptés, sur les pentes enfeuillées,
La descente périlleuse fut très concentrée.
Dans la fraîcheur du torrent trépidant et cascadeur,
Les courtaous rénovés invitaient à quelques rêves enchanteurs.
En ce beau jour d'été printanier
Tout était devenu primesautier.

Marie-Claude B

34. Le 22/04/2015, 19:15 par MCB

De Montréjeau à St Bertrand de Comminges 21/04/2015

Envolée dans le temps

Sur les premières ondulations des Pyrénées
Encore coiffées d'un voile de dentelle blanche,
Le chemin se dessinait sur les pas de nos aînés
Témoignages rupestres venus d'un lointain étrange.
Dans les grottes fraîches et hospitalières
Le temps transporte le marcheur en arrière
De 25000 ans, empreintes sur empreintes.
Aujourd'hui l'addition des distances nous éreinte.
Le présent reprend ses droits et le chemin suit celui des pèlerins.
Sur le mur rocailleux, un Saint Antoine serein,
Protège la maison d'un ancien Jacquet,
Les pensées caracolent mais sont mises au secret.
Sur ces lieux mystiques, la Cathédrale domine
Encore les vestiges romains que St Just illumine.
Tout ici n'est qu'harmonie entre temps et espace,
Lieu d'éternel passage où l'humain a laissé sa trace.

Marie-Claude B

35. Le 30/04/2015, 14:09 par MCB

Jour d'hiver au printemps

Coeurs de jonquilles
Transies sous la bruyère,
Par la neige surprises.

Neige légère d'avril,
Poudre cristalline au soleil,
Souillée par les pas.

Les hautes crêtes givrées,
Carrefour de rires et de voix,
Messages par les ondes.

L'horizon s'éclaire,
Le roc fendu par l'épée,
Majestueuse brèche.

Marie-Claude B

Les crêtes du Hautacam 28 avril 2015

36. Le 06/06/2015, 19:00 par MCB

PETITE AMAZONIE

En pénétrant dans cette forêt humide
Les marcheurs sont saisis par l'insolite des lieux.
Les arbres habillés de mousse fluide
Tendent leurs bras pour prévenir les audacieux.
L'aventure est là à deux pas ,
Et on ne le savait pas!
Une jungle bruissante d'oiseaux,
Des salamandres en escalade, acrobates,
Des fougères en pleurs pliant comme des roseaux,
Sur les limaces noires qui traversent à toute hâte.
L'eau jaillit en résurgences
Petit trou de fées calme puis bouillonnant,
Entraîne les pensées en réminiscences
Dans un imaginaire magique et envoûtant.
Revenus sur terre la cascade du Pountil
Nous rafraîchit de ses embruns subtils,
Ainsi ,au bord du gouffre, les stalagmites
N'évoquent plus que des concrétions géologiques
Aux marcheurs dont l'esprit logique
Se laisse aisément griser par un calva hypocrite....

Marie-Claude B
juin 2015

37. Le 01/07/2015, 15:53 par MCB

De chutes en cascades

A l'ombre des sapins
Dans les embruns des cascades
Efforts mesurés.

Pause méritée
Dans le fracas du torrent
Sieste pieds dans l'eau.

Aux flancs des rochers
Chutes de troncs d'arbres en cascades
Mimétisme troublant.

Les pieds concentrés
Sur les roches cascadeuses
Descente en silence.

Marie-Claude B
Juin 2015

38. Le 15/09/2015, 19:33 par MCB

Touches aériennes

Perçant, inquiétant
le vol ample et silencieux,
vautours en quête.

Sur la falaise grise
tremblant et solitaire,
un bébé vautour.

A quatre pattes
dans les myrtes et bruyères,
drôle d'ascension!

Au ras des sommets
elle se lève encore pâle,
la pleine lune

Lunettes perdues
Josette perdue,
Prière à St Antoine...

Marie-Claude
crêtes du Soulor août 2015

39. Le 08/10/2015, 10:57 par MCB

Le rêveur du Val

Il est, en pays Toy, un vallon de verdure
Où les douces brebis paisiblement pâturent
Où s'abrite le nid douillet parfumé d'armoise
D'un village coquet bleu ardoise.
Il ondule au flanc de la montagne fière
Comme un éventail aux mille nuances de vert,
S'allonge, s'enroule,se quadrille et s'étire
En regardant le ciel dans lequel il se mire,
Il accroche le regard des âmes éperdues
Les emportant au loin dans des paradis perdus,
Pour les envelopper de son voile moussu
Evanouies dans les souvenirs d'un rêve juste aperçu,

 

Marie-Claude B

octobre 2015 ( Villages Toys de Luz à Barèges)

40. Le 11/10/2015, 19:44 par ELVIRE

Superbe poème...bravo,bravo...Quel plaisir de te lire...
Continue d'écrire....
Merci
ELISE

41. Le 06/01/2016, 19:51 par MCB

Cabanes de la Lit

Au petit matin pluvieux
Ils étaient sept audacieux.
L'aube était pourtant prometteuse,
Rayons de soleil et flocons en ronde joyeuse,
Accueillirent les marcheurs au pied du Courtaou,
Le blanc immaculé, le silence et au loin de cri du hibou,
Enveloppaient l'atmosphère d'une empreinte magique.
La flambée dans la cheminée de pierres presque archéologiques
Réchauffa les pieds et les mains gelés,
Tandis que vins et cidre étaient mis au frais.
Ce jour là, la venue des Rois désigna
Une reine très chouette,
Qui résolution prise se résigna,
A le rester pour belle lurette !
Premiers pas de l'année,
Dans nos belles Pyrénées...

Marie-Claude Janvier 2016

NB : la fève était une chouette et la couronne en masque de chouette!

42. Le 03/02/2016, 17:13 par MCB

Puydarrieux, marche ou rêve

Petit matin humide,
La nature s'éveille timide
Au creux des coteaux, le lac paresseux s'étire
Dans un écrin où l'on n'entend rien bruire
Ecartant lentement son voile farouche,
Comme l'amant quitte langoureusement sa couche.
Aussitôt, fuse des îlots une clameur fantastique,
Des caquetis joyeux, dans ce lieu de rendez-vous mythique,
Mille, mille et mille oiseaux en nuages de plumes
S'envolent et se posent glissant sur l'écume.
Autour du lac tout reste coi,
Le chasseur baisse son carquois,
Les marcheurs imitent le renard aux aguets
Devant ce kaléidoscope ,blanc, noir, cendré, jaune, huppé,
De vols en quadrille, de piqués- coulés,
D'ascensions vertigineuses et circonvolutions ampoulées.
Bonheur simple que la Nature en effervescence!
Mille couples se forment pour assurer la descendance,
La vie naît, passe et revient
Bruyante, joyeuse et pleine d'entrain,
Dans ce lieu de quiétude
Où tout invite à la zénitude.

 				Marie-Claude

Février 2016

43. Le 05/02/2016, 16:41 par lydie

bravo!! tu es douée.

44. Le 06/02/2016, 09:01 par elises

Beaucoup d'émotion lorsque je te lis ...Tu manies la langue avec virtuosité. MERCI

45. Le 07/02/2016, 10:35 par Anne

Je découvre ces beaux poèmes qui enluminent les sorties. Je vois notre sortie au Lac d'un autre oeil. Merci

46. Le 17/02/2016, 18:16 par MCB

D'abord un merci ému pour vos petits commentaires touchants...... si cela vous fait plaisir j'en suis ravie et c'est mon but, bien amicalement à tous.
Marie-Claude

47. Le 21/02/2016, 12:50 par MCB

Val du Serris Haïkus

En robe blanche
fins nuages en écharpe
Pyrénées mariées.

Granges égayées
crénelées de pénaus
bouquets de pierre.

Bruissements ouatés
rompant l'épaisseur cristal
les pas sur la neige.

Pétrifiées de glace
quelques feuilles oubliées
abreuvoirs gelés.

Joyeux compagnons
batifolant parmi nous,
trois chiens en balade.

Repas à l'abri
la grange à Gabinette
le chien au portail.

Plaisir montagnard
joues roses, faces réjouies
guides satisfaits.

Marie-Claude
février 2016

48. Le 16/03/2016, 22:44 par MCB

GAZOST

Serti dans un damier de verts,
Précieux diamant aux mille facettes bleutées,
Le petit village s'éveille en fumées volutées,
A l'abri des vieilles Bigourdanes de pierre.

Chaque mur recèle des flots de secrets,
Les légendes anciennes de la source mystérieuse,
Aux parfums de souffre, aux vertus miraculeuses,
Ravie par un Géant, séduit par ses attraits.

Les eaux déchirées, emmenèrent leur nom,
Et Gazost glissa en ondes souterraines
Pour ressurgir par delà les monts,
Gardant au village une vie plus sereine.

Depuis, chaque volet bleu
S'ouvre aux passants curieux
Leur offre un accueil chaleureux
Dont ils garderont un souvenir heureux.

Marie-Claude

49. Le 09/09/2016, 19:35 par MCB

OURREC

Le petit sentier caillouteux
Crissait sous le pas des marcheurs heureux,
L'ombre des noisetiers protégeait d'un soleil d'été
Qui malgré l'heure matinale se montrait déterminé.
A peine quelques voix et murmures
Parvenaient à troubler le silence de la nature
La rivière Adour descendait les pentes en chantonnant,
Pressée de se glisser dans le lit du fleuve à Beaudéan.
Les vaches blondes couvaient leurs veaux d'un œil tendre,
Les versants de velours vert, dans le lac venaient s'étendre.
Sur le bleu profond du ciel se découpaient,
Pics, cols, goulets, défilés que chacun s'efforçait
D' identifier avec plus ou moins de certitude.
L'oeil du photographe saisissait un papillon avec promptitude
Ou bien un moro sphynx dans une royale attitude.
Beautés naturelles se répétant sans lassitude.
Dans la descente le pas des marcheurs se faisait prudent,
Mais leur tête était pleine d'images et de merveilleux instants.
Petits maux et fatigue oubliés,
Enthousiastes et prêts à recommencer

         Marie-Claude

septembre 2016

50. Le 16/10/2016, 14:45 par MCB

Le refuge

Randonneurs au cœur léger
Enthousiastes et enragés
Foulent les chemins pierreux
Un matin d'automne frileux
Gravissant les pentes minérales
Epoustouflantes de lumière sidérale

L' espoir certain d'apercevoir l'isard
Escaladant les rochers sous les cris des busards
Dans les premières couleurs de la saison
Ombre cachée d'un abri tout rond
Refuge coquet de pierres grises
Murmure des papilles pleines de gourmandises
Echo de souvenirs d'amis perdus
Unique trait de nuage suspendu
Retour fourbus mais détendus.

Marie-Claude B

51. Le 30/10/2016, 00:31 par MCB

Lhéris

Crinière rousse
rondeurs encore vertes
Billexe endormie.

Le casque en vigie
protecteur attentionné
de sa belle aimée.

Moutons gambadent
sur les contreforts pentus
randonneurs peinent.

Forêts de hêtres
dévalent en boucles blondes
être est la question.

Jolies cabanes
blotties dans le val douillet
feu de cheminée.

Marie-Claude B

52. Le 09/01/2017, 14:05 par MCB

MIU MIU

Tarbes restée sous la brume
Plus haut le soleil caresse doucement la lune,
Ce premier mardi, entraîne les marcheurs chahuteurs
Sur les contreforts glaciaires des morènes en rondeurs.
Tandis que les bruits des bâtons et des godillots
Battent le rappel des courageux grimpereaux,
Le village tremble encore des émotions de Noël
En balançant de délicates décorations traditionnelles.
A la pause de midi
Les langues se délient
Se perdant en conjectures
Sur les lois physiques de la nature.
Un couvre-chef blanc au sommet du Montaigu
Lui donne l'allure d'un champignon
Le Pic du Midi hisse son antenne pointue
Comme pour attirer toute l'attention.
Sur le chemin du retour
Les villages enluminés avec amour
Expriment l'âme des habitants
Attachés aux traditions d'antan.

Marie-Claude Bacarat

53. Le 28/03/2017, 22:35 par MCB

C'est étroit ou sept et trois?

Le début du printemps l'émoustillait
Personne ne savait pourquoi
Seuls les proches gardaient le secret
Le jour des équinoxes, il nous dit: c'est étroit!
Ce langage sibyllin restait mystérieux,
Des chemins étroits, nous en connaissions,
Les Pyrénées en recèlent dans leurs moindres creux.
C'est étroit marmonnait-il en pleine ascension,
Sur le chemin pierreux les marcheurs restaient perplexes
De plus le chef se plaignait de rhumatismes
Outre l'effort tout devenait complexe,
Mais nous étions prêts à faire preuve d'humanisme.
Alors malicieux il souffla: DIX!
Grand silence inaccoutumé,
Nous donnons notre langue au chat par Toutatis!
Cette langue absconse demeurait fermée.
A la fin, arrivés au sommet:
Sept plus trois égale sept et trois!
L'air des cimes stimulant le cervelet
Une voix timide lança, ah oui, je vois... enfin, je crois...
C'est l'anniversaire de Roger! (Soupir d'aise)
Et, en ce printemps 2017, il fait soixante treize
73 sept et trois

Marie-Claude
mars 2017

54. Le 19/06/2017, 22:45 par MCB

Les sentiers de la Hourquette
juin 2017

Tapis de brume
la lune pâlissante
soleil renaissant.

Bêlement plaintif
bélier clamant ses émois?
brebis égarée?

Violettes en jupon
nichées dans l'oreille d'ours
secrets des rochers.

Rosette dentelée
fleurettes mauves au cœur d'or
belle Ramonde.

Sur le velours vert
dos de granit hérissé
dragon endormi.

Bêtes et humains
herbages des estives
transhumance.

Silhouette pierrale
sculpture primitive
cairn en contre jour.
Marie-Claude B

55. Le 22/10/2017, 18:39 par MCB

Les crêtes du Soulor

Aux premières lueurs du jour
Vénus se balançait toujours
Accrochée au croissant de lune,
L'Astre chassa ses importunes
Illuminant les crêtes et leurs chemins,
L'été s'obstinait à rester en place,
Tandis que l'automne tâchait tout de carmin
En attendant qu'il se lasse.
Les versants se cachaient sous la crinière rousse
Des bruyères et myrtillers formant une brousse,
De pauvres colchiques qui sortaient leur tête au milieu du sentier
Furent écrasés sans vergogne par les aventuriers
Enivrés sans doute par l'approche des sommets,
Ne regardant plus comme ils auraient dû, le bout de leurs souliers.
Rires et bavardages couvraient le cri du vautour,
Le souvenir du brame du cerf nous jouait des tours
Les chocards voletaient en cascade
Se riant de l'automne et des randonneurs en balade,

Marie-Claude B
octobre 2017

56. Le 07/01/2018, 14:43 par MCB

De Serris en Castet

En attendant Noël

Comme un premier cadeau de décembre
La montagne dans sa blanche robe de chambre
Avait dessiné pour nous
Des paysages de neige très doux.
Au creux du chemin chacun mettait sa trace,
Les cristaux étincelaient sur toutes les faces.
Les vieilles granges transformées en chaumières
Respiraient déjà une ambiance de bonbonnière.
Gros fauteuils moelleux près de la cheminée familière,
Et s'exhalaient soudain, les parfums de la crémaillère .
Enveloppés de plaids chacun rêvait en secret...
Dehors , le rosier planté par Jeantou il y a bien des étés,
Maculait délicatement la neige de roses de sang,
Noël approchait les villages s'illuminaient en tous sens,
La neige s'accrochait à la dentelle rousse de la fougère
Le chien qui avait suivi les marcheurs rentrait fourbu de sa galère,
Dans les yeux clignotaient des guirlandes multicolores,
Dans les cœurs les randonnées futures jaillissaient comme une aurore

Marie-Claude Bacarat
décembre 2017

57. Le 04/03/2018, 22:53 par MCB

Pirouettes et raquettes

Sous le soleil givré
La bande de «cool» guillerette
S'apprête toute emmitouflée
A faire une virée en raquettes.
Tandis que les chiens du musher
Hurlaient impatients de partir
Chacun ajustait ses chausses le cœur léger
Déjà émerveillé par l'éclat de la neige saphir.
Le soleil brillait partout, dans les cieux
A travers les cristaux irisés, dans les cœurs,
Sur les pics, les sapins et au fond des yeux.
Le bruit métallique de nos pas pleins d'ardeur
Couvrait celui de nos voix, désespérant les bavards
Qui restaient muets devant toutes ces beautés.
Que nous puissions vivre ces journées n'est pas un hasard
Mais un cadeau que chacun reçoit sans compter.

Marie-Claude

sortie du 27 février 2018

58. Le 04/03/2018, 22:53 par MCB

Pirouettes et raquettes

Sous le soleil givré
La bande de «cool» guillerette
S'apprête toute emmitouflée
A faire une virée en raquettes.
Tandis que les chiens du musher
Hurlaient impatients de partir
Chacun ajustait ses chausses le cœur léger
Déjà émerveillé par l'éclat de la neige saphir.
Le soleil brillait partout, dans les cieux
A travers les cristaux irisés, dans les cœurs,
Sur les pics, les sapins et au fond des yeux.
Le bruit métallique de nos pas pleins d'ardeur
Couvrait celui de nos voix, désespérant les bavards
Qui restaient muets devant toutes ces beautés.
Que nous puissions vivre ces journées n'est pas un hasard
Mais un cadeau que chacun reçoit sans compter.

Marie-Claude

sortie du 27 février 2018

59. Le 19/04/2018, 23:22 par MCB

Les villages Toys

Le soleil caressait la vallée en arpège
Sans avoir encore eu raison des dernières neiges
La nature s'éveillait aux premières chaleurs
A l'assaut des villages perchés dans la douce torpeur.
De cascade en cascade, de grange en grange
Chacun accrochait au passage ses rêves étranges.
Le Bergons veillait sombre et mystérieux
Sur le pays Toy, gardien des villages joyeux.
Les petites églises nous révélaient leurs beautés
Récompense après avoir grimpé les chemins escarpés.
Le Bergons veillait sombre et mystérieux
Taisant ses secrets aux passants trop curieux.
Les vieux moulins de pierre cascadaient en chantant
Nostalgiques des grains qu'ils broyaient dans le temps.
La forêt solitaire se parait timidement de vert
Les petites fleurs explosaient au bord des rivières.
Le Bergons veillait sombre et mystérieux
Protégeant ses secrets, ses fées, ses bergers si heureux.

Marie-Claude
avril 2018

60. Le 24/05/2018, 18:10 par MCB

Les cools en Vasconie

Aux confins des terres gasconnes
Là où l'Adour dans les bras du Golfe s'abandonne
Les montagnards aguerris se retrouvent en colonne
Aux bords des falaises surplombant la mer qui moutonne.
Le soleil rieur fait vibrer le ciel qui s'encapuchonne
Sans assombrir l'humeur des marcheurs qui papillonnent.
Enivré de mille fragrances le sentier se pelotonne
S'écroulant parfois, entraînant la falaise qui bougonne.
Nos allures de pèlerins attirent des sympathies friponnes.
A la pause les gros sacs gonflés se déboutonnent
Vins gouleyants tarte salée, crêpes sucrées tourbillonnent,
Les esprits s'émoustillent, farces, séance de Qi Gong tous se bidonnent.
Puis on reprend le sentier à travers les taillis qui bourgeonnent
Entre deux blagues bûcheronnes, certaines chantonnent.
Au loin à cheval sur les vagues, les surfeurs caparaçonnent.
L'Océan inlassablement rugit,ronronne et fredonne,
Il mélange ses couleurs, floconne et festonne,
Sous l'oeil averti de la troupe qui claironne.
Tandis que le GPS imperturbablement étalonne.
Mais foin des comptes qui déraisonnent,

Dans le lointain espagnol l'orage résonne

Sans doute pour effrayer notre humeur fanfaronne.
Au fond des verres l'Izarra grimé en Mojito frissonne
Donnant à notre échappée une allure sauvageonne.
Sur les visages la joie et le bonheur rayonnent
De tous ces souvenirs que chacun affectionne
Pensant avec régal à la prochaine équipée piétonne.


Marie-Claude B
mai 2018

61. Le 14/11/2018, 23:24 par MCB

Le Pic de Labassère

Un mardi de Novembre

Le chemin forestier prend des couleurs d'ambre,
Les premiers mamelons flamboient d'amarante,
De cinabre, de rouge incendie,de brun brûlé orange,
Les feuilles rousses bruissent sous le pas des marcheurs,
La nature en habits mordorés leur fait honneur.
Le soleil pâle et vacillant s'enveloppe de brume,
On ne devine plus que les ombres telles des plumes.
Les parfums surgissent en symphonie subtile,
Le sol exhale de senteurs aux terres humides.
Au sommet de la crête le ciel se déchire
Découvrant à nouveau le chemin qui s'étire.
Balade d'automne,nature qui s'évanouit,
Aquarelle délicate déclinant ses teintes à l'infini,
Devant tant de douceur et de flamboyance,
Les marcheurs apaisés après l'effort,rêvent en silence.

Marie-Claude Bacarat

13novembre 2018

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