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Empreintes de nos pas…
Un ami m'a donné une idée. Il a écrit un poème.
Faites de même, laissez une trace de nos sorties,
Quelques mots, une phrase ou deux, trois paroles de chansons,
une histoire drôle, un parfum de fleur, le vol d'un papillon…
La petite bande à Roger
Sur le mot « cool », avec Roger / Inutile de transiger,
Même si certains jours le rythme est changé
Et que, dès potron minet, il faut le pas allonger
Comme si soudain, il avait mangé un gros cuissot de vache enragée.
Pourtant, amoureux des animaux, Roger,
Préfère de loin, laisser les vaches pacager,
Et nous tenir éloignés de tout potentiel danger.
Si par hasard et contrairement aux avis convergés,
Il aime parfois le voyage rallonger,
C'est juste pour choisir le chemin ombragé
Et fignoler un dénivelé corrigé.
Alors les cools oublient leurs doutes passagers
Et se laissent en toute confiance diriger,
Envahis par le sentiment d'être protégés,
Sans jamais se laisser décourager.
Après avoir monté, dévalé, pataugé,
Nous aimons nous retrouver, l'esprit allégé,
autour de ces bons moments partagés
Que nous ne voudrions à aucun prix échanger.
MERCI, ROGER.
Marie-Claude — juin 2021
Les cools en Vasconie
Aux confins des terres gasconnes
Là où l'Adour dans les bras du Golfe s'abandonne
Les montagnards aguerris se retrouvent en colonne
Aux bords des falaises surplombant la mer qui moutonne.
Le soleil rieur fait vibrer le ciel qui s'encapuchonne
Sans assombrir l'humeur des marcheurs qui papillonnent.
Enivré de mille fragrances le sentier se pelotonne,
S'écroulant parfois, entraînant la falaise qui bougonne.
Nos allures de pèlerins attirent des sympathies friponnes.
A la pause les gros sacs gonflés se déboutonnent,
Vins gouleyants, tarte salée, crêpes sucrées tourbillonnent,
Les esprits s'émoustillent, farces, séance de Qi Gong, tous se bidonnent.
Puis on reprend le sentier à travers les taillis qui bourgeonnent,
Entre deux blagues bûcheronnes, certaines chantonnent.
Au loin à cheval sur les vagues, les surfeurs caparaçonnent.
L'Océan inlassablement rugit, ronronne et fredonne,
Il mélange ses couleurs, floconne et festonne,
Sous l'oeil averti de la troupe qui claironne.
Tandis que le GPS imperturbablement étalonne.
Dans le lointain espagnol l'orage résonne,
Sans doute pour effrayer notre humeur fanfaronne.
Au fond des verres l'Izarra grimé en Mojito frissonne,
Donnant à notre échappée une allure sauvageonne.
Sur les visages la joie et le bonheur rayonnent,
De tous ces souvenirs que chacun affectionne,
Pensant avec régal à la prochaine équipée piétonne.
Marie-Claude B. — mai 2018
Les crêtes du Soulor
Aux premières lueurs du jour, Vénus se balançait toujours
Accrochée au croissant de lune,
L'Astre chassa ses importunes
Illuminant les crêtes et leurs chemins,
L'été s'obstinait à rester en place,
Tandis que l'automne tâchait tout de carmin
En attendant qu'il se lasse.
Les versants se cachaient sous la crinière rousse
Des bruyères et myrtillers formant une brousse,
De pauvres colchiques qui sortaient leur tête au milieu du sentier
Furent écrasés sans vergogne par les aventuriers,
Enivrés sans doute par l'approche des sommets,
Ne regardant plus comme ils auraient dû, le bout de leurs souliers.
Rires et bavardages couvraient le cri du vautour,
Le souvenir du brame du cerf nous jouait des tours,
Les chocards voletaient en cascade,
Se riant de l'automne et des randonneurs en balade.
Marie-Claude B. — octobre 2017
Bénaquès — balade d'automne (Haïkus)
Fraîcheur matinale / sommets encapuchonnés / les marcheurs aussi.
Nature engourdie / camaïeu de jaune flamme / le vert résiste.
A travers les branches / le long brame du cerf / les biches aux abois.
Montée soutenue / les efforts récompensés / cabane accueillante.
Dégringolade joyeuse / les courtaous gris d'argent / rousses feuilles en tapis.
Froideur tenace / rêve d'un chocolat chaud / mauvais cappuccino.
Marie-Claude Bacarat — octobre 2019
Le refuge
Randonneurs au cœur léger, enthousiastes et enragés,
Foulent les chemins pierreux un matin d'automne frileux,
Gravissant les pentes minérales, époustouflantes de lumière sidérale.
L'espoir certain d'apercevoir l'isard,
Escaladant les rochers sous les cris des busards,
Dans les premières couleurs de la saison,
Ombre cachée d'un abri tout rond,
Refuge coquet de pierres grises,
Murmure des papilles pleines de gourmandises,
Echo de souvenirs d'amis perdus,
Unique trait de nuage suspendu,
Retour fourbus mais détendus.
Marie-Claude B. — octobre 2016
Lhéris — Haïkus
Crière rousse / rondeurs encore vertes / Billexe endormie.
Le casque en vigie / protecteur attentionné / de sa belle aimée.
Moutons gambadent / sur les contreforts pentus / randonneurs peinent.
Forêts de hêtres / dévalent en boucles blondes / être est la question.
Jolies cabanes / blotties dans le val douillet / feu de cheminée.
Marie-Claude B. — octobre 2016
Miu Miu
Tarbes restée sous la brume,
Plus haut le soleil caresse doucement la lune,
Ce premier mardi entraîne les marcheurs chahuteurs
Sur les contreforts glaciaires des morènes en rondeurs.
Tandis que les bruits des bâtons et des godillots
Battent le rappel des courageux grimpereaux,
Le village tremble encore des émotions de Noël
En balançant de délicates décorations traditionnelles.
A la pause de midi, les langues se délient,
Se perdant en conjectures sur les lois physiques de la nature.
Un couvre-chef blanc au sommet du Montaigu
Lui donne l'allure d'un champignon ;
Le Pic du Midi hisse son antenne pointue
Comme pour attirer toute l'attention.
Sur le chemin du retour, les villages enliminés avec amour
Expriment l'âme des habitants attachés aux traditions d'antan.
Marie-Claude Bacarat — janvier 2017
Jour d'hiver au printemps (Haïkus)
Coeurs de jonquilles / transies sous la bruyère / par la neige surprises.
Neige légère d'avril / poudre cristalline au soleil / souillée par les pas.
Les hautes crêtes givrées / carrefour de rires et de voix / messages par les ondes.
L'horizon s'éclaire / le roc fendu par l'épée / majestueuse brèche.
Marie-Claude B. — Les crêtes du Hautacam, 28 avril 2015
Prime Neige
L'horizon se découpait en pics et crêtes qui scintillaient de blancheur sous les éclats du levant.
Un Cyrus s'étirait sur le Pic faisant apparaître et disparaître les flancs de son dôme ou la flèche de l'antenne.
On imaginait chercheurs et astronomes penchés à droite puis à gauche pour observer une trentaine de points noirs qui avançait sur le chemin gelé.
Leurs regards hésitaient entre les chaudes rondeurs des couleurs automnales et les étendues blanches qui s'étiraient sur les pentes.
Puis le pas a crépité sur la première neige encore gelée.
Peu à peu il devenait silencieux et s'enfonçait dans la ouate poudrée.
Tout n'était que rires et voix joyeuses autour du courtaou ravivé par les nostalgiques de l'art pastoral.
Première neige, premières gouttes au nez,
Premiers doigts gelés, premier vent frileux,
Et ces premières lumières
Qui laissent les yeux éblouis
Et le cœur bien au chaud.
Marie-Claude B. — Autour des Esclozes, nov. 2014
Doux Lit
Le ciel hésitait entre rire et larmes,
Le pas des humains avançait lourd sans vacarme,
Nous revivions ce jour une tranche d'histoire,
Conscients du vécu des lieux rappelé à notre mémoire
Par la passion de notre Historien montagnard
Qui ponctuait nos ascensions courageuses
De récits vivants et colorés du temps des maquisards.
Les cimes s'emmitouflaient d'écharpes brumeuses
Semblables à celles qui avaient troublé l'Halifax,
Au point de le détourner de son axe.
Au fond de la clairière ils sont là, endormis
Sous leur pierre blanche ; à peine vingt ans de vie !
La pente verte et douce du DOULY
Témoigne de ce drame subit.
Quelques bouts de carcasse rouillés,
Fleurs desséchées, sept tombes alignées.
Les vivants émus reprennent leurs bâtons,
Le pas plus pesant nous nous hâtons,
Vers cette vie libre douloureusement gagnée
Par ces pauvres innocents qui n'avaient rien demandé.
Marie-Claude — sortie du 20 mai 2014
Impressions d'hiver
L'Astre perce au ras des cimes.
Le pas du randonneur chaussé de ski nordique ou de gros godillots
Marque sa première empreinte sur la neige immaculée et virginale du matin cristallin.
Chaque pas porte sa marque, première initiale du passage humain,
Contrastant avec la trace légère d'un chevreuil ou plus délicate d'une corneille en quête de quelque nourriture,
Ou celle du mulot passé en sous-marin laissant un tunnel ondulant de ouate blanche.
Juste le son du crissement doux de la semelle sur les cristaux transparents étouffé par l'épaisseur cotonneuse.
Puis derrière, les autres pas s'emboîtent dans le tracé transformant la prime empreinte
En une multitude de traces moutonneuses.
Et les voix, toutes ces voix gaies, joyeuses, de se retrouver, voix graves et plus aiguës mêlées,
Abondantes, incessantes, enivrantes, pluies et averses de mots…
Les séparations, aussi brèves soient-elles rendent les retrouvailles encore plus bavardes.
Premiers pas montagnards de 2013, neige nouvelle,
Oiseaux comme nuages, à tire d'aile,
Impressions toujours nouvelles,
La vie est belle !
MCB — janvier 2013
Ombre et Lumière
Au petit matin, les nuages étaient plus nombreux que les randonneurs. La pluie annoncée dans une vallée devait nous épargner dans l'autre. Le soleil faisait quelques sorties timides, éclairant les roches de tons violets et les feuilles d'un nuancier de verts. Les granges bergères, devenues demeures princières, s'éparpillaient dans les vallons, accrochées aux à pics herbeux. Le sommet hardiment gagné, jonché des fleurs blanches et délicates de l'ail des ours, embaumait sous le pas lourd des marcheurs. Vision à 360 degrés sur les pics, cols et soums connus et reconnus par le jeu des devinettes… Avant la descente périlleuse et humide, quelques chansonnettes égayèrent les hauteurs du pic de Labassière. Le pied léger et les jambes lourdes rappelaient plus tard le souvenir d'une belle journée.
Marie-Claude B. — mai 2014
G.P.S.
Au loin le Grand Pic Scintille,
Gris argenté Poli par le Soleil.
Les Grimpeurs Préparent leur Sortie :
Guêtres, Parka, Sac à dos,
Génépi, Pain et Saucisson.
Pour Garder le cap, faire le Point, le chef a un Secret :
Il sort de temps en temps de sa Gibecière une boîte couleur Poivre qui distille des Sornettes.
Gadget Pour Sénile ? Non.
Guide de Piste vers les Sommets !
Merci Monsieur G.P.S.
Marie-Claude B. — mai 2014
La révolte des chaussures
Elles en avaient pourtant vu de toutes les couleurs, dessus et dessous leurs semelles. Les neuves, bien crantées, le cuir bien tanné, l'œillet arrogant, toisaient leurs petites copines plus râpées, la semelle plus lisse mais non moins vaillantes. Hormis ces mesquineries de filles, elles avaient toutes le même courage pour hisser le montagnard au sommet des crêtes, traversant ruisseaux, marécages et rocs acérés ayant raison souvent de leurs belles apparences.
La contestation se mit à gronder lors d'une assemblée de chaussures. Les heureux randonneurs ne s'aperçurent de rien, trop occupés à tester le dernier vin et les délices salés ou sucrés apportés par les uns et les autres. Deux d'entre elles protestèrent plus fort que les autres au point de menacer de ne plus sortir par temps de pluie ou de neige, tant elles étaient lasses de se faire rincer et brosser dans tous les sens à chaque retour.
C'est donc ce qu'elles firent ce jour, après avoir consulté une météo qui pour une fois était conforme aux prévisions ! « Allo chaussures » fonctionna immédiatement sur le réseau « Face Shoes », ce fût la rébellion, elles restèrent toutes collées au râtelier.
Apaisées, les chaussures de montagne acceptèrent les compromis et se déclarèrent prêtes à escalader à nouveau Monts et Vaux.
Marie-Claude — mars 2014
Rando Cool ou rimes en ouilles
(Poème lu lors d'une journée pluvieuse qui nous a réservé des temps forts et chaleureux)
Nous avions pourtant tous lu sa bafouille,
Roger avait dit « Aujourd'hui à l'assaut d'ANI ! et que ça grouille ! »
Sur le lieu de rendez-vous, Annie est morte de trouille
En voyant le regard brillant de ces messieurs prêts pour la vadrouille.
Pas de temps à perdre dit Jean-Claude, ce n'est pas le moment qu'on glandouille.
En effet, arrivés au pied du Pic, le soleil inondait déjà le ciel de rouille.
En mettant ses chaussures, Claude faisait une drôle de bouille.
Anne-Marie et Jeannine prenaient leurs précautions dans les branchouilles.
Le groupe s'ébranla et pour qu'on la repère Maurine avait mis son béret citrouille.
Jean vérifie le chemin sur la carte pour ne pas qu'il y ait d'embrouille.
Alex, lui, se réserve au cas où ça partirait en panouille.
Et François, gai comme un pinson, bavard comme une pie, la marche verrouille.
En chemin Robert court, saute, s'allonge, s'agenouille,
Immortalisant de ses clichés le plus bel éclat de la fleur de fenouil.
La « Grande Odile » qui en la matière n'est pas une nouille
Nous fait aussi rêver avec le reflet argenté de la bave de cagouille.
Ça continue à grimper, Jean-Jacques pense à son portail, il me faut de l'antirouille…
Adrien lui conseille de refaire les gongs qui brandouillent,
Edwige et Maïté parlent de cuisine, il faut surtout que ça bouille !
José prend l'air dégagé : n'oublie pas aussi qu'on touille.
Jean-François, rêveur autant que masseur, a entendu une grenouille.
Tout à coup ! Plus de Josette ! Qu'est-ce qu'elle bidouille ?
Elle a dû s'arrêter à la grange discuter avec le pedzouille !
C'est la panique ! Roger et François partent en patrouille,
Au bout d'une heure, on la retrouve, elle nous raconte que des carabistouilles.
Tout cela a failli tourner en quenouille
Et Josette s'est pris une sacrée ratatouille.
Ça grimpait toujours, Pierrette ronchonnait, j'ai l'estomac qui grouille !
Tandis que son Jean acquiesçait en pensant à ses tranches d'andouille.
Marie-Rose éreintée, soufflait : j'ai un genou qui me chatouille !
Arrivés au sommet chacun sortit sa tambouille,
Huguette vérifie qu'elle a bien pris son sandwich au pain de cabouille,
Le deuxième Jean-Jacques débouche le rosé qu'il sort de sa fouille,
Janine parle de ses impôts : elle s'est pris une douille !!!
Babeth, fatiguée et repue, s'allonge pour une sieste non fripouille.
Josette aux cheveux rouge-couchant, fait passer ses gaufrettes : que chacun se dépatouille !
Claudette toujours guillerette voit une araignée et l'écrabouille !
Michel, de sa flasque de coca, distille sa bistouille,
Et chacun tend son verre au risque de passer pour des arsouilles !
Michelle est loin de nous, ses yeux se mouillent,
Pourtant Henri l'enveloppe de son halo que rien ne souille.
Puis c'est la descente, Roger fait semblant d'hésiter et bafouille,
On prend le chemin à flanc de nevé ou celui plein de gadouille ?
La mine d'Henriette aux mollets découverts, devient grisouille,
Elise trouve qu'on n'en finit pas de descendre et bredouille :
Mais la carte ? Elle dit quoi ? Qui a mis toutes ces scribouilles ?
Emilienne, inqiète, dit que ce n'est pas le moment de chercher des pouilles.
La sage Françoise approuve : je vous l'avais dit ça cafouille !
Quant aux deux Michelle, elles se regardent complices et se trouvent niquedouilles.
On remonte. Ah non! râle Marie-Claude, on avait dit qu'on ne remontait pas, ça me fout la gratouille !
Tout le monde y va les croquenots plein de barbouille.
Enfin on reconnaît le cerf de ce matin à sa dépouille,
Paulette dit : voilà ! c'est Roger qui avait raison ! ouille, ouille, ouille !
Soulagée, Yolande pense au même Roger et ses papouilles,
Quant à ses pantalons : faudra mettre une pattemouille.
De retour aux voitures, on entend le bruit des godillots qu'on tapouille,
Des poches et des sacs qu'on tripatouille,
Robert torse nu se débarbouille,
Tout le monde est fourbu, moulu, aujourd'hui la rando a été vraiment casse-cool !!
Mais on aime ça ! on en reveut, et on se congratouille !
Marie-Claude — juin 2012
Le mardi
Je me suis levé tôt, le sac pèse sur le dos.
En route vers les cimes, les falaises, les abîmes.
Devant moi le chemin et la brume du matin.
Le vent léger est frais, ça commence à grimper.
Le soleil vire là-haut, il va faire très chaud.
De la crème pour la peau, pour la tête, un chapeau.
Des lunettes sur les yeux, le regard dans le bleu,
Dans le ciel un vautour tourne et fait des tours.
Devant, quelqu'un fredonne un vieil air qu'on entonne.
Quelque émotion d'antan qu'on partage un instant.
Mais voilà, on y est, c'est la difficulté.
Le col, le débouché, l'étape de la journée.
Le pas se raccourcit, le pouls s'intensifie.
Le regard embué s'appuie sur le sentier.
Concentré par l'effort, un pas, un autre encore.
Les derniers mètres gagnés, le vent frais du sommet.
Et là, le sac posé, on regarde, enivré.
On en prend plein les yeux, du gris, du vert, du bleu.
Des crêtes, des pics, des monts, dont on égrène les noms.
Spectacle confidentiel, figé et irréel.
Les vagues immobiles semblent cacher des îles.
Rivages à découvrir, rêves à assouvir.
Pêle-mêle, entassés, c'est la pause déjeuner.
Des rires, des bavardages, des gâteaux, des breuvages.
Le sac est plus léger, la bouteille est vidée.
Il est temps de rentrer, on repart, décidés.
Devant moi, la descente, toujours raide la pente.
J'ai un peu mal aux pieds, je resserre mes lacets.
Enfin voilà l'auto, il doit y faire chaud.
Devant le coffre ouvert je range mes affaires.
Un verre chez Maryse, et c'est l'heure de la bise
Et des poignées de main. Bye, à mardi prochain.
Roger — août 2006
Pic de Pan
Voici le pic de Pan dressé comme un phallus,
Tandis qu'au loin, Marsous, entonne l'Angélus.
Ami, franchis le col de ce beau monticule,
Avance, avec prudence, et jamais ne recule.
Si tu grimpes debout, et plutôt fièrement,
Tu descendras le pic, sur la fesse, humblement.
Va, cours vers le sommet chercher la récompense
Que le dieu de ces lieux au visiteur dispense :
Un état enivrant, quelque satyriasis,
Et crois moi, c'est meilleur qu'un mauvais psoriasis.
Jean-Jacques — août 2006
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